Under antarctica

Embarquez à travers nos cahiers pédagogiques pour une expédition scientifique en Antarctique ! 

Prêt.e à rejoindre la scientifique Dr Heïdi Sevestre et l’explorateur Matthieu Tordeur pour leur incroyable aventure Under Antarctica ?

L’envoi en direct des cahiers est terminé (12/11/25-14/01/26). Mais il est toujours temps de télécharger les cahiers pédagogiques et les lire à votre rythme.

L'enquête scientifique qui remonte le temps en antarctique

Alliant émerveillement, exploration et pédagogie, les cahiers pédagogiques vous transporteront dans cette incroyable aventure à la découverte des mystères de l’Antarctique. Tout en traversant ce désert de glace, vous en apprendrez d’avantage sur la région, son immense calotte polaire et le quotidien d’une expédition scientifique. Une manière vivante et ludique pour les élèves d’enrichir leurs connaissances inter-disciplinaires par le prisme fascinant des glaces (géographie, biodiversité, histoire, sciences et climat).

Surprise, un drôle de compagnon va s’inviter également au périple, Paco le manchot !

Le principe est simple : chaque mercredi à partir du 12 novembre 2025, vous recevez gratuitement dans votre boîte mail le cahier hebdomadaire au format numérique. À dévorer sans modération !

Cette année, nous innovons en proposant également une version traduite en anglais pour être accessible à un encore plus grand nombre de personnes (choix à faire lors de l’inscription). 

Lisez notre guide de l’enseignant.e pour intégrer au mieux les cahiers à votre programme : 

4 000 km en kite-ski au pôle Sud

Under Antarctica est la première expédition en kite-ski au service de la science polaire. De novembre 2025 à janvier 2026, la glaciologue Dr. Heidi Sevestre et l’explorateur Matthieu Tordeur partent cartographier l’Antarctique d’est en ouest. L’expédition vise à étudier les couches de glaces anciennes et récentes pour comprendre comment l’Antarctique a réagi par le passé aux variations naturelles des températures, afin de mieux prédire la contribution future de l’Antarctique à l’élévation du niveau des mers.

Avec leurs kites, le duo va parcourir 4 000 km en 80 jours, trainant une pulka de 200 kg dans des températures pouvant chuter à -50°C. Leurs outils scientifiques : 2 radars à pénétration de sol, permettant de cartographier l’épaisseur de la glace, d’étudier les taux d’accumulation et les couches de glace, de détecter les lacs et rivières sous-glaciaires et de soutenir la modélisation du changement climatique. Une expédition soutenue par M. Emmanuel Macron, Président de la République et sous l’égide de l’UNESCO. Pour en savoir plus, découvrez le site internet officiel de l’expédition.

lES CAHIERS Pédagogiques

Cahier n°1 - Bienvenue dans l'aventure !

Alors qu’il faisait paisiblement la sieste, Paco, un manchot du Cap, reçoit une étrange lettre : Les manchots d’Antarctique ont besoin de lui, l’Antarctique est en danger ! 

Sans perdre une seconde, il se jette à l’eau et part rejoindre deux scientifiques sur le continent glacé, bien décidé à en apprendre davantage.

Liens de téléchargement (pdf) :

Cahier n°2 - Les glaciers et le vivant

À vos marques, prêts… partez ! Heïdi, Matthieu et le courageux Paco sont sur la ligne de départ, dans la base de Novoraleskaya, où de nombreux animaux sont présents. Tandis que les aventuriers s’équipent pour l’expédition, Paco part à la rencontre de la biodiversité locale.

Liens de téléchargement (pdf) :

Cahier n°3 - Tour des glaciers du monde

L’aventure, ça épuise !

Paco s’endort et s’envole, en rêve, à la rencontre des glaciers du monde entier. À son réveil, il en saura un peu plus sur les mystères de ces géants blancs.

Liens de téléchargement (pdf) :

Cahier n°4 - Les glaciers : témoins du climat

Nos aventuriers filent à toute vitesse dans cette immensité blanche.

Paco s’ennuie un peu de cette blancheur sans fin, mais Heidi lui révèle les secrets du lieu, ce désert glacé est une immense bibliothèque du climat.

La glace est donc à la fois témoin et victime du temps qui passe, Paco n’est pas au bout de ses surprises !

Liens de téléchargement (pdf) :

Cahier n°5 - Les glaciers vus de l'espace

Accrochez vos ceintures, Paco se retrouve dans l’espace et va découvrir les satellites qui les aident à naviguer sur le continent blanc ainsi qu’à suivre son état de santé.

Au programme : découverte des mystérieuses notions d’albédo, de cryosphère et de télédétection !

Liens de téléchargement (pdf) :

Cahier n°6 - Les glaciers et l’eau dans tous leurs états

Fiers des progrès de Paco dans sa compréhension des glaciers, Heïdi et Matthieu peuvent enfin révéler l’un des véritables buts de l’expédition : observer comment la fonte des glaces transforme nos océans.

La chaîne des causes et des effets se dessine doucement.

Liens de téléchargement (pdf) :

Appel vidéo n°1 du 19/12 - Le replay !

Vendredi 19 décembre s’est tenu un appel vidéo exceptionnel depuis l’Antarctique avec 3 500 jeunes. Le moment idéal pour leur poser toutes leurs questions sur le quotidien d’une expédition scientifique, l’Antarctique et les diverses thématiques abordées lors des cahiers. 

Liens du replay de l’appel vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=aK-U86JZ7oM

Cahier n°7 - Bienvenue dans une base scientifique

Nos aventurier•es ont franchi leur ligne d’arrivée : Le camp Union Glacier.

Après l’effort, l’heure est au repos et à la réflexion. Comment un tel périple est-il possible ? C’est grâce au Traité de l’Antarctique de 1959, qui fait de ce continent une terre de paix et de science. Paco part à la découverte des bases scientifiques et de cette coopération internationale unique au monde.

Liens de téléchargement (pdf) :

Cahier n°8 - Le conseil des manchots

Le conseil des manchots est arrivé. Paco est devenu un spécialiste des glaciers et revient chargé de nouveaux savoirs qu’il partage au groupe. Sous un ciel sublime et après de longs échanges, un seul mot résonne, porté par le vent jusqu’aux humains : Action !

Liens de téléchargement (pdf) :

Appel vidéo n°2 du 19/01/26 - Le replay !

Lundi 19 janvier s’est tenu un appel vidéo exceptionnel depuis l’Antarctique avec des centaines de classes et Heïdi Sevestre et Matthieu Tordeur, après leur passage du pôle sud géographique.

Le moment idéal pour leur poser toutes leurs questions sur le quotidien d’une expédition scientifique, l’Antarctique et les diverses thématiques abordées lors des cahiers. 

Liens du replay de l’appel vidéo : https://youtu.be/hMEEBpnQWDs

déjà tout lu ?

Avis aux lecteur.rices, la parole est à vous, c’est le moment de vous exprimer ! Alors prenez quelques minutes pour répondre à notre questionnaire et nous partager votre expérience Under Antarctica, nous avons hâte de vous lire (à notre tour) : 

la boîte aux lettres de heïdi et matthieu

Ecris directement ton mot ou ta question à propos de l’expédition Under Antarctica et des contenus des cahiers pédagogiques via ce formulaire. Nous y répondrons aussi vite que possible et la publieront sur cette page juste en dessous. N’hésite pas à lire les questions des autres lecteur.ices sur la page.

Depuis le début de notre aventure, nous avons vu des manchots Adélie qui se baladaient près de la base de Novo’. On était très heureux de les voir ! On a vu aussi un labbe Antarctique, un oiseau habitué de la base. Maintenant qu’on est à l’intérieur des terres sur les hauts plateaux, on ne devrait pas voir d’autres animaux. Heureusement, notre mascotte Paco est avec nous 😉

C’est de la glace et de la neige partout, ce n’est pas très varié, mais c’est fascinant !

C’est un paysage qui peut paraitre un peu monotone et monochrome. Mais c’est un univers qui est fascinant, on se trouve dans le plus grand désert du monde. Et on remarque même quand on regarde un peu plus précisément qu’il y a des différences en permanence : la glace et la neige ne sont pas pareilles, les textures changent, les formes, le vent sculpte la surface et crée des motifs très beaux…

Bref, un paysage magnétique, qui nous passionne et nous fascine.

En Antarctique on évolue sur ce qu’on appelle une calotte polaire, c’est un gigantesque glacier. Ce qui nous intéresse  c’est de mieux comprendre ce qu’il y a à l’intérieur de ces glaces, notamment les informations qu’elles renferment sur le climat passé. On va donc recueillir des informations sur la densité de la glace, sur la présence de rivières souterraines, et de lacs glaciaires. Et ça ça va nous permettre d’avoir une image de ce qu’on a sous nos pieds. 

C’est important de comprendre comment a évolué cette glace, parce qu’elle a une implication directe sur l’élévation du niveau des mers partout sur le globe. Voir comment l’Antarctique a réagit par le passé aux évolutions du climat naturelles, c’est mieux comprendre comment l’Antarctique peut réagir dans le futur à l’évolution du climat qu’on connait aujourd’hui. 

Le pôle sud géographique, c’est le point où tous les méridiens se rejoignent ! C’est un point fixe qui est défini par la géographie. Le pôle sud d’inaccessibilité dépend de la distance. C’est le point le plus éloigné de toutes les côtes et donc le plus loin de la mer !

Excellente question : en faite c’est assez particulier, on est tellement au sud du globe que sur ce continent il fait nuit la moitié de l’année, et jour l’autre moitié de l’année! En ce moment, nous sommes au coeur de l’été austral. L’été ici il fait jour en permanence, le soleil ne se couche jamais.
C’est assez particulier, alors on dort avec des masques de nuit.

On a choisi de partir en été parce que, bien que difficile à croire puisqu’il fait encore très froid, c’est la période la plus clémente sur ce continent de tous les extrêmes. En effet l’antarctique c’est le continent le plus froid, le plus sec et le plus venteux de la planète !

Hé bien… on a froid haha ! Il faut être clair là dessus ! Le soir sous le tente il fait -30°C quand on va se coucher. Pendant la journée il y a beaucoup de vent donc on a une température ressentie de -30/-40°C, voir même un peu plus froid.

Comment on fait ? On essaye de se protéger donc on met beaucoup de couches de vêtement, 5 au minimum.

Nous les humains on est très sensibles au froid, contrairement aux animaux polaires qui sont super bien adaptés à ces conditions. Ce n’est pas simple à gérer, on ne peut rien faire à mains nues ! Il faut donc qu’on soit très vigilants en permanence. Nos gestes sont lents, on prend beaucoup de temps pour s’habiller, démonter le camp, déployer un kite etc. On est un peu dans une lutte permanente, comme un astronaute. Et en bonus, on a l’effet de l’altitude, en ce moment on est à 3 200m d’altitude.

Heureusement au sujet de l’effort physique, c’est le vent qui fourni en majorité l’effort grâce aux voiles de kite qui nous tractent sur la glace. En fin de journée on est fatigués mais c’est moins difficile que de tirer nos traineaux de notre propre force. 

On a des kites qui sont plus ou moins grands. Si il y a beaucoup de vent on utilise des petites voiles, si il y a très peu de vent on utilise des très grandes voiles. Et quand il n’y a pas de vent du tout, des fois on ne peut pas avancer, et donc on se repose, on répare, on recharge nos batteries etc.

Donc oui, c’est normal que l’on ne suive pas le trajet à la trace, ce sont des points d’indication pour arriver à destination, mais c’est le vent qui décide. On s’est un peu éloignés pour capter des vents favorables. Mais en ce moment on a des vents qui soufflent dans notre dos et qui nous poussent vers le sud : c’est exactement ce dont on avait besoin ! Parfait !

Pour aller en Antarctique, et plus précisément vers la base Novolazarevskaya, nous avons utilisé un avion de légende : le Ilyushin Il-76, un avion très robuste, créé pour transporter beaucoup de matériel, et pour aller là ou aucun autre avion ne pouvait se poser.

Pour cuisiner, on utilise un petit réchaud, qui permet de chauffer des plats et de l’eau ! Pour ce qui est de ce qu’on mange, c’est une super question à laquelle on répondra dans le Cahier n°3 !

Durant la première journée d’expédition, la température moyenne était de -26°C !

Matthieu T. : L’envie m’est venue après une expédition en solitaire il y a 7 ans, où j’avais rallié le pôle Sud à ski, en autonomie totale. À ski, on avance lentement, et j’ai voulu explorer un moyen plus rapide pour atteindre des zones encore plus reculées de l’Antarctique. Mais surtout, je souhaitais que ma prochaine mission ait un impact : allier aventure, science et transmission aux jeunes générations. J’ai donc naturellement pensé à Heïdi Sevestre, la partenaire idéale. Elle apporte son expertise scientifique, moi mon expérience du terrain, et ensemble, on forme une équipe complémentaire pour relever ce défi !

L’Antarctique en tant que continent est très, très vieux : il faisait partie d’un énorme supercontinent, le Gondwana. Mais la calotte polaire antarctique qui le recouvre aujourd’hui, elle, s’est formée il y a environ 34 millions d’années, après que l’Antarctique se soit séparé de l’Amérique du Sud et de l’Australie. Depuis, cette calotte a grandi ou diminué au fil des ères. C’est fascinant de se dire qu’à une époque, ce continent était relié à d’autres terres et qu’on y trouvait même des forêts !

 Tout est séparé dans des sacs qui représentent ce qu’on va manger chaque jour, et c’est bien rangé dans la pulka ! Le matin, on mange du muesli et on boit du thé ou du café. Dans la journée, on mange assez régulièrement (du chocolat, des barres de céréales, des fruits à coque ou encore des fruits secs pour avoir assez d’énergie pour les grosses journées qui nous attendent). A midi, on a une soupe de nouilles chinoises, un morceau de fromage, de la viande séchée, des chips ou encore des cacahuètes.
Mais c’est le repas du soir qu’on préfère. On a un repas lyophilisé (donc de la nourriture dont toute l’eau a été extraite), qu’on réhydrate en mettant de l’eau bouillante. Ça peut être des hachis parmentier, des spaghettis bolognaises, des chili con carne ! 

Pour ce qui est des fromages, on en a plusieurs: on a du gouda, de la mozzarella, du cheddar… qu’on fait dégeler dans nos plats bien chauds !

Pour ce qui est des douches, c’est vite réglé. Il n’y a pas de douche car il n’y a pas d’eau liquide. On pourrait se laver si on faisait fondre énormément de glace mais, comme il fait très froid, on préfère garder nos vêtements et rester au chaud. Par contre on est pas des gros dégoutants: on peut se laver avec des lingettes, un peu comme avec les bébés ! On a quand même hâte de prendre une bonne douche une fois l’expédition finie…

Pour les toilettes, hé bien il n’y en a pas. On a notre tente, et en dehors c’est une immensité de neige et de glace sur des milliers de kilomètres. On doit donc faire nos besoins dehors mais au moins, personne ne peut nous voir ! 

Le sommeil c’est primordial dans la vie, et surtout pour une expédition très physique comme celle-là. Comme on est sur le terrain pendant trois mois, on doit vraiment pouvoir se reposer. On essaye toujours de faire des nuits de 8h, parfois 9 en fonction de s’il y a du vent. Mais ces nuits sont souvent agitées parce qu’il peut y avoir beaucoup de vent et que le sol n’est pas très agréable.

Il peut faire très froid parfois mais on a nos techniques. Par exemple, on peut faire bouillir de l’eau pour la mettre dans une bouillotte, qu’on met dans notre sac de couchage. Ça peut vraiment réchauffer ! On aimerait beaucoup se mettre en pyjama, malheureusement il fait trop froid pour ça. On enlève certains vêtements de la journée mais on garde nos vêtements techniques : nos collants, et même une petite doudoune s’il fait froid…

On va passer Noël tous les trois, et Paco a hâte de découvrir son premier Noël avec des humains, et nous avec un manchot du cap !

Quand je dis qu’on le passe à trois, c’est encore plus vrai quand on sait que les humains les plus proches sont à des centaines et des centaines de kilomètres de nous. Heureusement, grâce à notre connexion internet, on peut appeler nos proches respectifs et leur faire un coucou pour Noël ! Ça nous fera beaucoup de bien !

Pour l’instant tout se passe très bien. On est en bonne forme physiquement, mentalement et surtout toujours très motivés par l’expédition.
On avance un peu doucement par rapport à ce qu’on voulait, mais c’est compréhensible et on pouvait un peu s’y attendre. Ce continent Antarctique est complexe. Parfois il n’y a pas de vent, et la surface de la glace peut être difficile, comme avec les sastrugis: vous vous souvenez ? Ces sortes de vagues de glace qui ralentissent notre progression..

En tout cas, même les jours où on avance doucement, nous restons très motivés et en pleine forme. On fait bien sûr attention au froid qui pourrait être dangereux pour nos doigts ou orteils, mais tout se passe pour le mieux !